RP sur MID

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Message par Rosanna Tennant le Lun 14 Nov - 16:48

The way everyone are #Orfeli
You don't know the half of the abused. Damaged people are dangerous, they know they can survive.
La boutique est fermée, le panneau bien visible contre la porte indique qu’elle ne va pas rouvrir avant minimum deux semaines. Elle est parfaitement incapable de créer de nouvelles pièces à sa collection, c’est tout juste si elle est encore capable de préparer un onguent sans faire une erreur ratant alors la préparation. Pour cause, ses mains tremblent et elle sursaute à chaque craquement du plancher, à chaque bruit soudain qui trouble son calme. Il lui a bien fallu deux semaines et demi minimum pour qu’elle retrouve un semblant de paroles. Redevenue muette comme il y a des années, tétanisée par la peur. Elle se souvient avec horreur de cette période dans laquelle elle ne souhaite pas replongée. Il ne manquerait plus qu’on l’hospitalise de nouveau, surveillée par des médecins, par des psys. Elle a mis du temps à se relever, comme beaucoup d’autres mais elle chancelle encore actuellement et voilà que des ordures s’empressent d’enfoncer un clou dans les plaies béantes, empêchant toute cicatrisation totale. Les morsures, les déchirures aussi fausses soient-elles sont encore en écho itératif chaque fois que la blonde ferme les yeux croyant pouvoir profiter d’un peu de répit. Il n’en est rien. Pour couronner le tout, il a fait sa réapparition, profitant de la situation bancale et donc potentiellement exploitable pointant le bout de son nez pour récupérer sa fille adoptive ce jour là, quand enfin on lui rendait sa liberté. Tout ça pour finir entre les bras d’un enfoiré qu’elle n’a pas revu depuis un moment et qui revient comme un cheveu sur la soupe. Il n’arrange rien à la situation comme toujours, il l’empire et Elizabeth songe fortement qu’il s’en délecte.

Elle a passé sa nuit dans l’arrière-boutique de son magasin, trop peu pressée de mettre les pieds chez elle. Pour peu qu’il y soit. Elle sait qu’il ne viendra pas ici la trouver, sauf s’il ne la voit plus pendant un bon bout de temps mais pour le moment, elle est tranquille ici. Elle a des nuits relativement courte alors elle passe son temps le nez plongé dans les papiers. Elle avance dans le côté administratif des choses mais elle creuse un trou dans ses finances parce qu’elle est bien incapable de tenir la caisse maintenant. Elle a la tête dans les nuages, égarée dans de sombres pensées. Elle se dit mélancoliquement qu’elle devrait se trouver une occupation parallèle à son travail. Un loisir qui lui permettrait de décrocher un peu mais elle n’est pas certaine de le pouvoir. Avant, elle dansait mais elle a arrêté et parfois elle regrette un peu mais à l’époque, c’était le tout début de la descente aux enfers. Aujourd’hui, par tous les moyens, Elizabeth compte occuper son esprit et comme la danse est loin derrière elle, elle décide de sortir de sa boutique. Il faut qu’elle se force à ne pas rester cloîtrée dans un lieu familier, réconfortant. Il lui arrive de se demander ce que sont devenus ses camarades d’infortunes, puisque tout n’était que mascarade. Malgré tout, elle se répète alors que revoir leurs visages pourraient lui remémorer les moments les plus délicats de leurs rencontres. Simplement, s’assurer qu’ils vont bien semble être important pour la demoiselle alors qu’elle n’en montre pas la trace. Elle soupire : saura-t-elle jamais qui ils sont vraiment ? Peut-être au final sont-ils des ennemis d’opinion radicalement opposés ? Ils lui ont pourtant paru relativement aimables, ou du moins pas la pire compagnie qu’on puisse avoir.

Lire occupera son esprit et c’est d’un pas calme qu’elle traverse la rue. Son corps en revanche dit tout autre chose. Les bras croisés sous la poitrine, le regard alerte, elle se méfie de chaque recoin de rue. C’en est parfaitement ridicule et le pire est qu’elle en est consciente mais c’est plus fort qu’elle. Ce n’est pas comme s’il allait lui arriver deux fois la même chose. Elle arrive finalement à destination dans une librairie qu’elle a déjà repéré depuis longtemps mais dans laquelle elle n’a jamais mis les pieds avant. On ne trouve pas toujours ce qu’on cherche dans ce genre de lieu de nos jours mais Elizabeth s’intéresse à suffisamment de choses pour trouver son bonheur dans la plus petite librairie qui puisse encore exister actuellement. Elle entre d’un pas mal assuré, salue celle qui tient les lieux par pure politesse et engage un tour dans les rayons. Elle ne sait pas vraiment ce qu’elle cherche mais déjà elle pense moins à ses angoisses. Les bouquins ça lui rappelle des tas de souvenirs : entre les histoires que lui a lu sa mère toute petite avant que son père ne décède et ces épais manuscrit qu’Anya se faisait un plaisir de lui prêter. C’est elle qui lui avait appris à créer des onguents. Elle l’a regrettait d’autant plus qu’elle était l’une de ses meilleures amies. Nostalgique, Elizabeth se met à arpenter les collections pour trouver de quoi éveiller sa curiosité. Anya lui prêtait souvent des carnets d’ésotérisme, des livres sur la cartomancie… Elle cherche dans les rayons ce qui lui apportera, certes bien peu de connaissances concrètes mais de la curiosité et qui lui donnera l’impression que son amie est encore bien présente dans son esprit, qu’elle n’est pas bel et bien morte. Et pourtant… Eli commence à entasser nombre de futures lectures si bien qu’on se demande comment elle va pouvoir payer tout ça. Non le plus important, c’est comment elle va transporter tout ça car elle a disparu sous l’amas de livres qu’elle a l’intention d’acheter pour lui tenir compagnie pendant les semaines à venir. Il en faut pour tenir son esprit hors de toutes contraintes ! Sauf que c’est lourd, qu’elle a des bras fins et peu musclés et qu’elle ne voit absolument rien de ce qu’elle fait. Elle tourne à un coin d’étagères, ne se doute pas qu’il y a quelqu’un, persuadée que non puisqu’elle n’a pas entendu les bruits de pas, ni d’autres bruits avant. Elle y va franco et se heurte de plein fouet à un individu sur qui elle fait tomber une bonne partie de sa pile d’achats. Inquiète, elle pose tout parterre et s’enquiert de son état. Certains livres sont épais et puis le coin d’une couverture, ça peut faire mal ! « Je suis désolée, je vous avais pas vu ». Ben oui évidemment qu’elle ne l’a pas vu … cette idiote ! « Vous allez bien ? … J’espère que vous allez pas avoir une grosse bosse par ma faute ! »
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