BIrdie O'Brien

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BIrdie O'Brien

Message par Rosanna Tennant le Sam 14 Jan - 23:42

Mes parents m'ont appelé Birdie Leah O'Brien, c'est tout ce dont j'ai réellement pu hériter de ma famille. Une trace de qui j'étais pour eux. ! Je suis né le 20 Novembre 1992, ici même dans la ville de Bray. Mon nom de famille sonne pas assez Irish à votre goût ?. Je suis un élément de 23 ans. Pour plus de précisions, je suis hétérosexuelle, aucun doute là dessus, j'ai aucune envie de me frotter à une femme et présentement célibataire mais j'obtiendrais la personne que je veux. Je suis fière de dire que je travaille en tant que danseuse au Shiny Crazy Horse , ça m'aide à payer un ticket direct pour le pays imaginaire. Je suis d'ailleurs plutôt pauvre parce que je ne suis pas du genre économe, mes sous vont directement dans ma "bouffe" spirituelle, tout ce qui me permet de tenir ma route On me dit souvent que je ressemble à Kaya Scodelario, mais en mieux, quand même. Une dernière chose, je fais partie du groupe des Êtres de Feu, et plus précisément je suis une humaine.

1/ Avec le temps, t'as oublié comment s'appelle tes propres parents et t'arrives pas à t'en souvenir qu'importe ce que tu fasses.
2/ T'as la carrure d'un moineau, petite et frêle et la peau sur les os parce que tu picores de la bouffe uniquement si on te donne la becquée. çSi çca ne tient qu'à toi, tu ne te nourrirais que de Liqueur, de poudres, de pilules. T'es un putain de petit oiseau aux ailes brisées et c'est pour ça que tu t'appeles Birdie. Sans doute.
3/ T'as toujours eu horreur de ces conneries de pull en laine qui gratte offert par mémé. T'avais des cadeaux utiles pour Noel et ta seule peluche, c'est le Teddy que t'as gardé de ta mère. Que tu n'a plus... évidemment.
4/ T'as pas trop eu de livres non plus mais parmi les rares, ton préféré reste Ma soeur est une sorcière, parce que la magie tu l'as toujours aimée et encore aujourd'hui tu y crois même si parfois tu sais pas si c'est à cause de tout ce que tu prends ou non. Tu sais faire quelques tours de passe passe et mine de rien, çcela t'as déjà servi.
5/ T'es capable de te faire percer la peau ou de te la faire tatouer sur un coup de tête.
6/ Le seul truc calme, posé, que tu peux faire sans être complètement droguée, c'est de regarder les étoiles. Toi t'es un oiseau de nuit et t'as déjà dormi en les observant. Tu trouves çque c'est beau parce que tu sais que c'est éphémère.
7/ Ta couleur préférée c'est le violet et tu sais pas pourquoi, tu trouves qu'en dehors du noir, c'est un couleur qui peut bien t'aller. T'aimes te sentir belle, t'as pas envie de passer inapercue.
8/ T'as jamais vu de films en fait. Tout le temps dehors à trainer et pas de sous à dépenser pour ce genre de divertissement, le cinéma t'as oublié ! T'es pas certaine de pouvoir rester une heure assise dans une salle de toute manière mais t'as aucune culture cinématographique, si ce n'est quelques disney que t'as pu voir chez des enfants de ta classe quand t'étais minaude.
9/ Crocheter une serrure, des menottes mais si t'es totalement ailleurs, t'en es parfaitement capable. T'as appris des tas de trucs, tu savais faire du skate avant. T'étais pas mauvaise. T'aurais aimé faire de la moto aussi ou monter sur une moto mais t'as abandonné l'idée.
10/ L'orage, le bruit pas les éclairs ont le don de te faire sursauter. T'as peur du son quand il est trop fort, comme tu dors pas toujours avec un toit au-dessus de la tête. Tu peux même en pleurer selon ton état et te boucher les oreilles.

T’es pas de celles qui suivent une ligne droite. Tu sais pas comment t’es arrivée dans le terrier du lapin blanc, parce que t’es pas blonde et tu t’appelles pas Alice mais peut-être que t’as mis le pied dans le trou et t’es tombée. T’as trouvé alors le chapelier et il t’a proposé la poudre de l’autre chenille bleue qui fume des joints. Toi t’as pas dit non merci, t’as envie de le voir aussi leur monde coloré. T’es comme ça, t’as envie de goûter les choses, de vivre comme tu l’entends parce qu’au fond, t’as le coeur en miettes. Tu sais pas comment vivre, on t’a pas appris les bases. On t’a donné de l’amour mais t’as pas compris que ça se cultivait comme de l’herbe. T’aurais su, ça t’aurais sans doute éviter des déboires. Toi tu voulais plus, encore plus et toujours plus et comme c’était pas assez t’es allée le chercher ailleurs. Tu détestes ça te sentir seule, ressentir un vide c’est comme avoir l’impression de se noyer, d’attendre la dernière minute d’espoir avant d’abandonner et laisser l’eau remplir tes poumons. Tu suffoquerais si on te laissait seule, tes démons ils reviennent quand t’as plus personne pour vivre dans ton utopie. T’es généreuse, tu veux partager avec les autres ce que tu vis, tu veux qu’ils te suivent qu’ils t’écoutent. T’es égoïste parce que quand tu plonges, tu ne regardes pas ceux que tu enchaînes à ta peine. T’es trop contente de les avoir à tes côtés. Ils sont avec toi parce qu’ils le veulent bien. T’as pas tellement d’éthique de toute façon. Le bien et le mal se confondent à tes yeux, tu es pas certaine de pouvoir les dissocier. Tu te souviens plus trop de la période à laquelle les règles ont cessées de compter pour toi. Sans doute quand t’as un peu coupé le cordon ombilical avec la société. Tu aimes les jeux, les défis, tout ce qui peu pimenter un peu le jeu, tout ce qui peut avoir de l’intérêt et plus c’est crétin, plus t’es partante. T’y penses pas aux conséquences de tes actes, tu sautes les yeux fermés dans le vide et sans filet. Chuter ça te fait pas peur la plupart du temps mais t’es capable de craindre l'atterrissage. Tu te diras que tout va “bien” juste avant de t’écraser. T’as ce rire un peu brisé et deux secondes plus tard, tu vas pleurer, tu vas hurler. T’auras l’air d’une folle mais c’est pas le cas. T’es pas si fragile, t’es juste un peu abîmée. Les plus écorchés sont ceux qui se relèvent le plus facilement. Toi, tu te relèves et tu fais tout pour te fracasser la gueule de nouveau. Tu as toujours des idées, pas des plus lumineuses et t’iras toujours trouver quelqu’un pour en profiter. De toute façon, il te faut une ancre à laquelle t’arrimer et tu l’entraîneras partout. T’as besoin de quelqu’un. T’es prête à tout pour garder auprès de toi la personne de ton choix. Mentir t’as appris à le faire, parfois tu sais même plus ou est le vrai et où est le faux dans ta vie. Manipuler, tu peux le faire parce que tu tiens vraiment à conserver ton monde, ton précieux univers et ton “roi” des fous. Tu veux les choses, les gens. Tu prends et tu ne rends pas, t’es trop jalouse, trop obsédée par ce que tu désires. Quitte à en devenir mauvaise. Si tu n’obtiens pas ce que tu veux, tu le détruis avec toi. C’est tout ou rien.
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Re: BIrdie O'Brien

Message par Rosanna Tennant le Sam 14 Jan - 23:42

On choisit pas sa famille, t’as pas décidé de naître là en Irlande dans cette ville là mais surtout t’as pas voulu de cette pauvreté mais t’as pas eu le choix. Tu es née parmi les O’Brien et tout ce que t’y as gagné c’est d’être le trésor de tes parents. Ils t’ont donné ce qu’ils ont pu c’est à dire pas grand chose et t’aurais pu t’en contenter si les autres n’étaient pas si critiques. L’impression d’un décalage permanent : des habits d’une autre génération parce qu’ils ont appartenus aux cousins et cousines, des jouets démodés, jamais rien de neuf, rien d’intéressant à faire valoir. T’en voulais pas à tes parents au départ mais tu comprenais pas bien pourquoi t’avais jamais droit à ce que d’autres avaient. T’étais sage comme gamine alors t’avais bien droit à la même chose que les autres. T’étais envieuse, tu désirais déjà ce que tu ne pouvais avoir mais ça ne te rendait pas malade, juste un peu triste. Pas de quoi en faire un drame, des amies t’as fini par t’en faire quelques unes finalement à force d’aller voir les autres, les yeux pleins d’étoiles. T’es jamais partie en vacances, même pas un week-end hors de Bray. L’excursion la plus exotique était direction la maison de Mémé. L’odeur de renfermé, devoir finir son assiette, ne pas faire trop de bruits te donnaient surtout l’impression d’être punie. Tu revenais chez tes parents et tu courrais te nicher dans les jupons de ta mère. T’as grandi et t’as commencé à déconner. Tôt, un peu trop tôt.. On t’a bien dit que voler c’était pas bien mais ça te faisait toujours autant envie. T’étais une pie qui convoite ce qui brille. Dans les magasins, c’était pas toléré alors t’as continué à l’école. Les petits camarades voyaient disparaître leurs biens. Sous ton lit, une boîte à trésor faite d’une boîte en carton fabriquée à l’école restait cachée en permanence.. Déjà des secrets bien gardés. Tout ça devient presque maladif quand tu voles les bonbons de la boulangerie. Tu as 10 ans et ça fait déjà deux fois que les flics ont été appelés parce que t’as les mains qui fouinent et qui voles. T’es pas très fière devant tes parents quand ils te ramènent à la maison. A l’époque, il y a encore un minimum de culpabilité dans ton regard. Tu tâtes le terrain, Tu voudrais bien qu’ils haussent le ton mais non. T’as envie qu’ils prennent le temps de t’emmener faire un tour au parc. Rien que ça mais ils bossent beaucoup, pour “payer les factures” et tu fatigues. Pas de temps pour être en famille, pas de raison qu’ils remarquent tes absences. Dehors, tu revis et tu fais des rencontres. Tu te fais des amis dans le quartier et tu passes le plus de temps possible avec eux. La plupart sont plus grands que toi, beaucoup sont des gars. Puis un jour, ils ne sont pas là et tu cherches une occupation, tu tombes sur Bran qui se demande ce qu’un “bout de chou” fait dans le coin. Il est pas celui qu’il te faut comme modèle mais lui te parles comme à une grande et il a du temps à te donner. Il t’en faut peu pour décider qu’il deviendra ton grand frère. Tu le colles,. Les jours où il est pas là t’as l’impression sordide que ton ptit coeur de gamine va se tailler de ta poitrine. T’es qu’une gosse mais t’es déjà bien perdue. Tu le vois toujours une clope au bec mais y te dit toujours que ça “c’est de la merde à t’en faire cracher tes poumons et que t”as pas l’âge de décider si tu veux t’empoisonner”. Pourtant il te trimballes dans ce bar où il aime boire un coup, t’es sur ses genoux et t’en bougeras pas. T’as troqué tes jouets pour l’affection d’un motard qu’a sombré. Tu as bu une gorgée de sa boisson ambrée quand il n’a pas regardé et il a rigolé. Toi t’as moins rit quand il est parti. En taule, tu l’as pas revu ensuite. Tes parents ont pas compris, toi t’es retournée auprès des copains mais t’avais l’air un peu plus paumée.

T’as pas tardé à décrocher des cours. Les professeurs n’ont jamais réussi à t’intéresser, t’en avais rien à foutre de comprendre comment fonctionne la gravité et de la façon dont on doit s’y prendre pour trouver x dans une équation. Tu as la tête ailleurs et tes notes s’en ressentent parce que tu as noté la moitié de tes cours seulement. Regarder par la fenêtre les yeux dans le vague c’est cent fois plus distrayants… Tes toujours autant en décalage avec ceux de ton âge. Tu commences progressivement l’école buissonnière, parce que c’est plus grisant de profiter de chaque minutes, secondes qui passent. Le cul sur le béton, tes premières clopes au coin des lèvres, à hésiter à monter sur le skate de tes potes. T’as appris à mentir en commençant par récupérer tes lettres d’absences dans la boîte postale, tu les as fait cramer. Avec une bouille d'innocente, ça passe crème. Ils ne se doutent de rien. Doucement t’as pris la pente glissante et elle s’accentue vers la fin. C’est plus des simples cigarettes que tu entames, parfois tu sais pas exactement ce qui te tombes entre les mains. T’as juste la sensation d’être libre et tu te poses plus de questions. Tu veux avoir ta place, t’as pas envie de penser à tes parents, à tes cours, à tout ça. T’as besoin d’aide mais impossible de compter sur tes parents et t’as personne d’autres. Sauf ces potes, que tu vas suivre aveuglément. Les absences ont finies par être signalées par téléphone. Alternative au courrier. La déception dans leurs yeux, la colère et la peine. T’as presque envie d’un sermon, pas d’être privée de sorties. Punition vite contournée : les fenêtres sont faciles à ouvrir et descendre la gouttière est un jeu d’enfants. Tu as plus d’un tour dans ton sac quand il s’agit de fuir l’autorité parentale. Tes conneries dégénèrent entre larcins,recel de drogues, violences souvent accompagné par ton état d’ébriété. Te voilà V.I.P. chez les flics maintenant mais tu sais pas pourquoi ça t’amuses plus qu’autre choses de passer la nuit dans une cellule. T’étais la reine de ton monde Birdie. Un oiseau de nuit qui prend un envol phénoménal et ta cage, c’était pour mieux t’envoler de nouveau ensuite. Les nuits se déchaînent et dans la discothèque, tu joues à qui boit le plus de verres. T’as pas mal de tours dans ton sac et t’as le gosier tenace alors tu aimes ça lancer des défis. Tu danses à en oublier qui tu es et t’as des ampoules aux pieds mais tu sentiras pas longtemps le mal, t’as pas oublié les anti-douleurs…

Combien de nuits à finir sans souvenirs que des bribes incohérentes mais t’as toujours un ange gardien qui veille sur toi. Ou pas vraiment en fin de compte. T’es pas certaine de savoir comment s’est déroulée la soirée. T’es toujours avec les mêmes gueules. Tu prends même plus la peine de respecter tes parents et ils n’ont plus leur mot à dire car tu n’écoutes plus rien de ce qu’ils te disent. T’es virée de ton établissement depuis un lustre, t’as pas de job et la motivation ne semble pas être dans tes priorités. L’avenir n’est qu’un mot et pas un souci que tu prends en considération. T’es qu’une adolescente égoïste sans coeur qui ronge le moral de ses parents, sans aucun respect pour leurs sacrifices pour te donner un toit, de la bouffe, une éducation et c’est comme si tu leur craches à la gueule. Ton père est furieux et tu n’auras pas volé cette claque. La première et la dernière, tes bagages sont faits. Il n’y a quasiment rien et même si ta mère est en larmes, t’es as foutue de t’excuser. Tu tournes le dos sans dire au revoir, t’as plus de famille depuis un bail dans ton coeur tout gris. Tu ne réfléchis pas tellement pour savoir où te diriger. Le sud du port de Bray, là où tu retrouveras Jake, il est toujours là au fond. C’est là qu’il crèche. C’est son point d’ancrage, tu le retrouves toujours au moins une fois dans la journée. Il est plus vieux, il est toujours pleins de ressources et par là, tu n’entends pas des astuces. T’égaies sa vie et lui la tienne, t’es dans le même délire et tu vas vivre comme lui. Jusqu’à ce que t’arrives plus à te procurer ce qu’il faut pour tenir tes interminables journées. Gagner du fric à part de manière peu légale t’y connais que dalle. Tes cours t’as zappé et pis putain ça coûte un bras et tu pourras pas survivre si t’es en manque. Tu l’as vécu une fois cette sensation et c’est pire que tout, c’est peut-être ça qui fera que t’arrêteras pas. T’as pas envie de ça.. Tu passes tes journées dans Dragon Alley la plupart du temps. T’es déjà allée faire un tour partout où tu as réussi à entrer. Alors t’es tombé sur Shiny Crazy Horse, un cabaret. Principalement transformiste ! C’est là que t’as trouvé ta place. La danse, t’as toujours eu cette façon décomplexée de bouger!, T’as pas une culture à étaler mais t’as des atouts dont tu sais te servir. Au temps ne pas s’en priver. Ce trafic a fonctionné pendant un temps, sans poser de souci. Pas de manque et une vie tout en surface. Vivre éternellement comme ça, ce serait possible… Jusqu’à l’overdose de Jake.

T’es debout, toute seule, à déambuler dans ton brouillard psychédélique. Intérieurement, Jake est un fantôme réconfortant qui ne te quitte qu’une fois que le délire s’estompe. T’aimes pas ça te sentir paumée, tu as besoin d’une bouée de sauvetage. Tu fais pas vraiment gaffe à tout les autres autour de toi, ils sont pas sur la même dimension. Toi si tu te trouves pas une ancre, tu vas crever d’ennuis. T’as pas compris la leçon mais tu cherches pas tellement à le faire. Tu te dis pas que tu vas refaire les mêmes bourdes. Quand tu rentres dans ce gars dans le parc, t’as trouvé ton “roi” des fous. Il erre comme toi au milieu des ombres, tu le sens fébrile. T’as envie de l’inviter dans la ronde, lui faire partager ce “Dark Paradise”. Tu veux t’accrocher mais il veut pas te suivre, il y a cette femme dans son coeur qui le maintient encore la tête hors de l’eau. Tu veux qu’il plonge, qu’il l’abandonne elle, parce que toi tu vas pas le lâcher. T’arrêtes pas d’y songer. Il n’y a pas un moment de répit dans ta caboche de foldingue. Tu veux dévorer la vie sous un arc en ciel, tu veux qu’il voit ton monde. Pas elle.

Et puis il y a ce drame, l’incident qui détruit une bonne partie de la ville. Bray se consume et tu trouves ça sinistrement beau ces lueurs orangées qui déchirent le ciel, qui noircissent les murs. T’applaudis, tu ris comme si tu peux pas comprendre que derrière tout ça il y a les larmes, les cris et les morts. Des blessés aussi. Tu pourrais toi aussi flamber mais t’es pas assez proches de l’endroit le plus touché. Tu t’approches pas plus, t’admires le spectacle avant qu’une personne t’embarques encore plus loin. Tu te souviens pas de la suite. Les décombres, les dégâts, tu t’en tamponnes le coquillart, tant que t’as l’accès au plein pouvoir. Reconstuire, pas ton truc ! T’as d’autres projets et ils ont des noms.
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