Terry Kensinger - WDWF

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Terry Kensinger - WDWF

Message par Rosanna Tennant le Mer 21 Fév - 5:22

Terry Kensinger
- and it may happen faster than you think -
carte d'identité
Nom - Des créatifs dans l'âme qui ont su en tirer parti, les Kensinger se sont principalement développés dans le domaine de l'Architecture Magique, la conception de bâtiments particuliers dans le monde magique. C'est généralement par ce biais qu'on les connaît le mieux. aussi.

Prénom - Un long débat pour se décider sur le prénom de leur future fille avant de se mettre d'accord sur Theresa mais à part ses parents,
pratiquement tout le monde dira Terry. Theresa, c'est surtout pour les formalités.

Date de naissance - Elle est née en août de l'année 1968, quand les moldus découvraient Hey Jude des Beatles, quand le monde sorcier était plus paisible. Actuellement, elle est donc sur l'année de ses 24 ans.

Sang -Comme ses parents, elle est de sang-mêlée. Elle n'a absolument pas l'impression que cela change quoi que ce soit par rapport aux capacités, elle ne comprend pas vraiment comment on peut en être rendu à haïr les nés-moldus. 

Statut matrimonial - Elle est célibataire, en répit, ses parents préfèrerait la voir fiancée à un sang-mêlé fiable et sont relativement insistant sur ce point. Elle esquive la question chaque fois que le sujet est abordé, chaque fois qu'ils tentent de la convaincre. La raisonner comme ils disent.

Défauts/qualités - Artiste - Sensible - Curieuse - Patiente - Généreuse - Oreille attentive
Instable - Dépendante - Triste - Réservée - Exigeante -Sarcastique

Occupation/travail - Elle aurait aimé avoir plus de choix dans son métier futur mais avec l'arrivée de la Purge, son père a vu l'occasion de la faire travailler dans sa société. Elle est architecte d'intérieur à défaut d'avoir pu se lancer en tant qu'illustratrice, professeur d'arts magiques ou encore auteure. Des voies artistiques trop peu ambitieuses.

Ancienne Maison- Elle a atterri sans une once d'hésitation pour le choixpeau dans la maison des sympathiques et loyaux Poufsouffles.    

Patronus -  Elle a beau en connaître la formule, elle n'est pas capable de faire apparaître un patronus. Il ne peut pas prendre vie parce qu'elle a beau y mettre du coeur, elle ne peut pas faire illusion avec ce sort. Il faut penser à un souvenir heureux pour pouvoir donner vie au patronus et Terry est incapable d'en trouver un suffisamment puissant pour ça ou de ne pas laisser les bons moments être parasité par le reste.

Epouvantard - Elle n'en a effectivement jamais croisé mais si elle réfléchit bien, elle sait pertinemment que son épouvantard prendrait la forme d'un dessin bien précis. Une tête de loup, faite d'encre.

Composition de votre baguette - Sa baguette mesure 25 centimètres et est relativement souple. Elle se compose de bois de châtaignier avec un coeur à base de corne de Serpent Cornu.

Particularité -Non, aucune.

le moldu derrière l'écran
PSEUDO - Al ou Lou

Âge- 28 ans

Avatar -Brittany Robertson

Présence - Entre les deux.
Variable.

Comment as-tu connu le forum ? - Ahah, j'ai oublié... les partenariats je crois  🇹🇭

Crédit -Forevertry

"Que la force soit avec vous!"
interrogatoire
Quel est votre sentiment quant aux conflits civils actuels ? (Pensez-vous qu'il s'agisse d'un mal pour un bien, que c'était inévitable, êtes-vous plutôt actif ou passif, etc?)  
Clairement passive, elle n'a participé à aucun conflit. Elle les a consciemment évité jusque là, comme beaucoup d'autres. Sans doute par peur avant tout, une sorte de lâcheté dans un sens. Elle a le cœur d'une artiste, pas d'une battante. Elle s'en persuade sans cesse mais intérieurement, elle s'en veut de laisser les choses défiler devant ses yeux et ne rien faire car une opinion, elle en a une depuis longtemps et qui n'a cessé de croître depuis. Elle n'a pas la force de l'exprimer par les mots, ni même d'assumer actuellement les changements que ça impliquerait dans sa vie. Elle est indécise mais bien persuadée que ces conflits sont inévitables, qu'un monde en crise finit toujours par éveiller les révolutionnaires. Merlin sait combien leur revendications sont rarement délicates. Terry approuve la cause au fond d'elle, quant à la manière, c'est autre chose encore.

Êtes-vous plutôt inquiet ou soulagé de la mort de Voldemort et de la ministre de la magie ? Que pensez-vous de la montée fulgurante de l'Ordre du Phénix et des dommages collatéraux qui s'opèrent ?
Ni soulagée, ni inquiète. Son père n'a pas arrêté d'en parler au boulot, de soulever le sujet avec son frère et son neveu. Elle en a suffisamment entendu parler pour qu'au fond, la seule réaction qui lui reste soit un profond agacement. La politique du monde sorcier trouvera une nouvelle tête, ça ne fait aucun doute et même si le mage noir est tombé, les mangemorts n'ont pas dit leur dernier mot malheureusement. Personnellement, Terry est surtout ravie de voir l'Ordre renaître de ses cendres, apportant peut-être des solutions. Ils sont l'espoir de voir revenir une communauté sorcière avec des valeurs plus juste avec le temps. Cependant, la jeune femme déplore énormément les nombreux dommages collatéraux que ça engendre en parallèle. Cela ne fait que renforcer cette immense tristesse déjà terriblement présente. Elle aimerait souvent aider, se ravise.

La Main Noire a appauvri une large partie de la population magique... En avez-vous fait les frais, vous-même? Fréquentez-vous le marché parallèle pour subsister malgré tout ? Que pensez-vous de leurs pleins pouvoirs sur une partie du monde magique à présent ?
Evidemment, comme pratiquement toute la population sorcière, la famille Kensinger en fait les frais. Ils ne sont pas les moins bien lôti et ses parents font toujours tout leur possible pour répondre gentiment à la taxe, tout en gardant également des relations positives avec les autres familles de sang-pur. En bref, ils donnent l'image d'être parfaitement en accord avec cette dictature. Terry est censée être poliment d'accord avec eux mais pour être franche, la suprématie économique des Black lui fiche un peu la trouille. Ils ont réussi rapidement à trouver le parfait filon exploitable en développant cette organisation mafieuse et quel fou oserait se mesurer à la Main Noire sans être prêt à en assumer les sinistres conséquences. Cette famille n'a aucun scrupules, ils sont un véritable fléau. Une gangrène sociale. Malgré ça, Terry fait comme la majeure partie de la population, elle se tait et elle subit sagement. Elle ne met pas les pieds au marché parallèle pour autant, se contente de ce qui est entre ses mains tant qu'elle le peut. Peut-être qu'un jour, ça pourrait changer. Elle préfère ne pas dire jamais mais actuellement, elle s'en passe.

Si vous n'aviez qu'un rêve à concrétiser, quel serait ce rêve ?
Elle rêve de s'affranchir de ses parents, principalement de ses parents pour pouvoir choisir enfin qui elle veut être. Sa famille est un véritable frein, ce n'est pas la première fois qu'elle s'empêche de faire quelque chose simplement parce que ses parents ne veulent pas. Si elle n'est pas mariée aujourd'hui, c'est heureusement parce qu'elle trouve de quoi repousser l'échéance mais elle a énormément de mal à dire non à l'autorité parentale et pourtant, même si le monde sorcier va mal, ils sont une grande partie de la cause de ses souffrances. Elle s'auto-détruit en restant l'enfant qu'elle doit être à leurs yeux, mais oser défier son père est une difficulté qu'elle n'a pas encore trouver le courage de vaincre. Elle veut la liberté mais être indépendante lui fait un peu peur. Alors, il lui arrive parfois d'avoir de sombres pensées et de se renfermer un peu plus sur elle-même.    

Je suis un
Divergent


retour dans le passé


1. À la rentrée de 1981, la grande purge frappa. Les uns et les autres vaquaient à leurs occupations habituelles. Puis, tout le monde magique sombra dans le chaos. Où étiez-vous ?


Une main se pose sur l’épaule de la jeune fille alors qu’elle vient juste de monter à bord du Poudlard Express, soulagée de quitter enfin la compagnie de ses parents. Pas besoin de se retourner, elle sait qui l’a suivi et rattrapée avant même qu’il ne se place devant elle, lui barrant le passage. Cette silhouette familière est celle de son cousin. Il lui tend un petit paquet rectangulaire qu’elle attrape délicatement entre ses doigts en le remerciant poliment. ”Mon père a oublié de te donner ça la dernière fois” Elle vient de fêter son treizième anniversaire, il y a à peine quelques jours et son oncle, très occupé cette semaine a complètement oublié de ramener le cadeau prévu pour sa nièce. Elle sait qu’il n’a pas accompagné son fils Jay jusqu’à la gare King’s Cross aujourd’hui, le laissant se débrouiller seul. Elle ne compte pas ouvrir tout de suite, elle répond simplement qu’elle enverra une lettre à son oncle d’ici quelques jours pour le remercier. Elle glisse le petit colis dans sa poche et s’apprête déjà à fausser compagnie au jeune homme pour retrouver ses camarades, s’attendant à ce qu’il s’écarte du passage. Ils ont quasiment grandi ensemble pourtant sans jamais se sentir très proches l’un de l’autre mais depuis son entrée à Poudlard, il semble avoir fait des efforts pour la prendre un peu plus en considération. Il aura bientôt fini sa scolarité à Poudlard alors qu’elle n’en ait qu’au début. Ils ne sont pas de la même maison, n’ont pas les mêmes amis mais partagent un même nom de famille. Pour Terry, ça ne veut pas dire qu’ils sont obligés de faire mine de s’entendre plus que d’habitude mais elle veut bien lui accorder le bénéfice du doute. C’est peut-être simplement une question de maturité : on change tous un peu en prenant des années. Il lui propose qu’ils aillent s’installer dans une cabine. ”Je comptais retrouver mes camarades, pas toi ?” Il la pousse doucement dans le dos pour la faire avancer vers un compartiment.”Si, bien sûr, c’est juste le temps de te voir ouvrir ton paquet.” Pourquoi pas. Elle s’installe sur la banquette et ressort le paquet qu’elle ouvre soigneusement. Elle y trouve une petite boîte et dans celle-ci un bracelet orné d’une pierre. ”Il était à Grand-mère avant, elle le tenait déjà de sa mère. Donnes, je vais t'aider à l'attacher" La porte s'ouvre, brusquement et une voix s'exclame "Ah ben t'es là ! ". Une jeune sorcière entre à l'intérieur pour la rejoindre tandis que son cousin s'éclipse sans un mot de plus. Elle le trouve un peu bizarre mais elle ne boude pas l'arrivée soudaine de Lexy, la première tête qu'elle a croisé ici à qui elle raconte ses longues vacances. Elle oublie facilement le comportement de son cousin. Poudlard est une bouffée d'air loin de sa famille. Un besoin.

Elle est en train de dessiner quand le train s'arrête soudainement, la faisant déraper et rater son esquisse.  Lexy sort la tête de son bouquin avec étonnement "J'aurais juré qu'on était pas encore arrivé...". Terry range sa plume avec précaution et regarde par la fenêtre pour essayer de distinguer quelque chose. Il ne sont pas dans une gare, tout est sombre. " mais... on ne l'est pas ! C'est tout le problème. Elle ne s'est jamais demandé si le Poudlard Express pouvait avoir une panne magique mais ça lui semble improbable. Le silence soudainement déchiré par un, deux, trois... plusieurs cris évincent tous les doutes Terry reste figée sur place, totalement incapable d'aller voir ce qui se passe à bord du train. Elle regarde vers le couloir, angoissée mais elle n'ose pas bouger d'un pas. Lexy finit par se montrer la plus curieuse des deux. Elle s'avance de la porte et sursaute, laissant échapper un cri quand un garçon se faufile entre les portes. Terry jette un coup d'oeil à son cousin, revenu avec elles, elle attend une explication de sa part sans vraiment lui poser la question. Est-ce qu'il a des réponses ? Lexy s'emporte, elle a sa baguette entre les mains quand les ennuis débarquent dans ce wagon. Des flashs leur parviennent. La lumière verte ne trompe pas sur les intentions. " Merde, qu'est-ce qui se passe ?" Elle s'apprête à sortir, Terry tend une main pour l'en empêcher. Déjà une silhouette tout de noir, se dirige vers eux et s'adresse à Lexy. Jay l'empêche de la rejoindre, de voir ce qu'il se passe. "Plus un mot, ferme-la, ok ?" mais elle se débat, lui demande de la lâcher. "Silencio". Elle entend le sort et finit par voir Lexy s'effondrer sur le sol. Après ça, tout lui semble flou. Elle croit bien qu'elle se serait effondrée si son cousin ne la retenait pas de flancher. Même pas possible de crier. Le mangemort entre dans la cabine, baguette pointée sur le jeune homme et lui parle. Terry n'entend plus ce qu'ils se disent, elle est sous le choc. On lui parle mais elle ne réagit pas. La baguette se tourne vers elle. C'est Jay qui répond pour elle parce qu'une fois l'homme partit, elle s'effondre. Elle ne se souvient pas de la suite.

CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.
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Re: Terry Kensinger - WDWF

Message par Rosanna Tennant le Mer 21 Fév - 5:22

1965 ◍ Comme toujours, le jeune homme sait parfaite ce que son coeur désire et dans on esprit, son avenir professionnel est déjà entièrement tracé. Son ambition est de travailler au sein de sa famille, précisément en collaboration avec son frère aîné. Sa place l’attend déjà et c’est quelque chose qui le rassure. Il déteste les imprévus, ce qui bouleverse ses projets car il aime être pleinement maître de sa situation. Pourtant, il n’a que dix-sept ans mais traîne déjà un caractère droit, intransigeant, sérieux comme bagage derrière lui et pourtant il possède ce côté créatif. Du moment que tout reste dans les “règles de l’art”, il apprécie la beauté quasiment parfaite des plus grands artistes. Les grands classiques littéraires surtout. Il valorise avant tout l’importance de se dévouer à son entreprise, son travail mais lorsqu’il a du temps de libre, il aime les passer au même endroit. Livre à la main, venir se poser dans un bar des environs après avoir bien vérifié que le lieu n’est pas trop populaire. Il venait parfois accompagné de son père et son frère, parler des futurs projets autour d’un verre. Ils deviennent rapidement des habitués, de bons clients. Quelques mois plus tard, il y a cette nouvelle serveuse et son air angélique qui donne un coup de main au patron pour les vacances de fin d'années. La fille d'un ami paraît-il et déjà, il sait qu'il aimerait la connaître un peu plus. Elle est aussi jeune que lui mais il ne l'a jamais croisé à Poudlard. Elle a cet accent qui n'est pas d'ici et elle chantonne toujours en nettoyant les tables des airs qu'il n'a jamais entendu. En fin de journée, il reste plus longuement que les autres jours dans le bar, terminant ses recherches pour les nouvelles infrastructures au sein même de ce lieu. Il attend souvent la fin de service pour avoir l'occasion de la ramener chez elle. Lorsque les vacances se terminent, il est déçu de ne plus la voir. Son frère le voit perdre de l'inspiration, il le taquine sans arrêt. Pas habitué à ne pas obtenir ce qu'il souhaite, même en amour, il finit par aller la trouver. Elle ne connaît pas encore bien le Londres sorcier, il en profite pour lui faire visiter. Il en est même fier. Elle a un air raffiné qui ne le laisse pas indifférent. Il a une confiance qui la rassure.

Une histoire d'amour qui semble bien loin de l'image que Terry s'est toujours faite de sa famille.

26 août 1968 ◍ Nous sommes un lundi, il est 23h46 quand la petite Theresa Anela Kensinger vient au monde à Londres, du côté sorcier. Elle pèse trois kilos cinq cent grammes et mesure quelques cinquantes centimètres. Un enfant terriblement attendu par toute la famille. Les Kensinger ne sont pas une très grande famille, ils ne l'ont jamais été. Seulement un ou deux enfants sur chaque génération. Quand ils avaient appris la grossesse, ils avaient espéré un petit garçon avant tout mais ils étaient heureux et ils étaient suffisamment jeunes pour lui donner un frère plus tard. Ou encore une soeur. Qui sait ?

1974 ◍ Les rues pavées du chemin de Traverse se ressemblent toutes mais les boutiques sont plus impressionnantes les unes que les autres pour les yeux d'une petite fille émerveillée par les vitrines. Elles défilent devant ses yeux comme autant de merveilles à découvrir. Ils sont déjà entrés dans celles où se trouvaient des livres à foison sur les étagères comme si elles allaient les vomir. Père a pris soin de choisir des contes et histoires pour enfant avec des morales pour les lui lire. Ils ont déjà fini tous ceux qu'ils avaient déjà et Terry aime bien qu'on lui fasse la lecture avant l'heure de dormir. Pour ses parents, c'est presque le moment de la dernière leçon de la journée. La nuit porte conseil alors les histoires, c'est ce que les enfants retiennent le mieux. La fillette sautille joyeusement de pavé en pavé, ce n'est pas si souvent qu'ils sortent en famille pour autre chose qu'aller voir les amis de ses parents. Les passants s'amenuisent peu à peu tandis que la petite tête blonde continue son jeu et même le bruit aux alentours se transforme progressivement. Elle finit par s'en rendre compte, par relever la tête et s'apercevoir que ses parents ne sont plus à ses côtés. La rue est différente, plus étroite et les magasins ne débordent pas de familles qui en sortent ou y entrent. Le coin serait même plutôt triste à voir. Elle ne reconnaît pas le lieu, ne sait pas où elle est et en plus, elle se retrouve toute seule. Elle a dû lâcher la main de sa mère sans le réaliser et elle est perdue. Elle ne sait même pas d'où elle vient précisément. Elle regarde à droite et à gauche, elle pourrait demander à un commerçant mais les vitrines lui font peur alors elle n'ose pas y entrer. Les larmes lui montent aux yeux : elle se sent incapable de retrouver sa famille. Un couple s'avance dans sa direction, intrigués de voir une enfant seule dans les parages. La femme s'accroupit à son niveau, elle lui demande où sont ses parents. Entre sanglots et reniflements, elle finit par réussir à répondre "Je m'est perdue !" avant de repartir dans un torrent de larmes. La sorcière prend doucement la petite main de ses doigts froids et Terry regarde ses grands yeux si pâle avec étonnement. " N'y penses même pas, il faut qu'on retrouve ses parents ! C'est une gosse, on ne sait même pas à quelle famille elle appartient. " La voix est autoritaire et la femme acquiesce d'un air déçu. Terry sursaute et se détache de ce regard hypnotique, elle observe l'homme baguette pointée vers le ciel. Elle a soudainement cessé ses pleurs. Il prononce des mots qu'elle ne sait pas décrypter mais une lumière s'échappe de la baguette magique. La femme s'est éloignée d'elle mais elle ne cesse de la fixer curieusement tandis que son compagnon a décidé de dessiner des formes brillantes dans les airs pour amuser la fillette et ne pas la voir pleurer de nouveaux. Elle devine les animaux qu'il trace, oubliant temporairement sa tristesse mais quand elle voit ses parents arriver, elle court dans leurs jambes, s'accrochant de toutes ses forces à la robe de sa mère qui semble soulagée et coupable. Les adultes discutent, Terry n'a pas lâché sa mère depuis. Ils finissent par se dire au revoir. "Vous me devez un service, monsieur Kensinger !" Pour Terry, plus de peur que de mal. Elle se promet qu'elle ne lâchera plus la main de ses parents.

1977 ◍ Le début d'un conflit qui prendra de l'ampleur pointe le bout de son nez mais pour le moment, le monde sorcier est encore le même que celui qu'elle connaît depuis son plus jeune âge. Elle s'imagine que le monde sera toujours comme elle le voit au travers de ses yeux d'enfants. Simple. Elle ne se rend pas encore compte que sa propre famille est en train de changer. Entre les leçons du jour et aider sa mère, Terry dessine beaucoup. Il y a des parchemins partout dans la maison et chaque personne qui ose se pointer chez eux, doit repartir avec son dessin dédicacé. Son père lui répète toujours d'arrêter d'importuner leurs invités mais on lui a aussi toujours dit qu'il est particulièrement impoli de refuser un cadeau ou qu'accueillir quelqu'un ne se fait pas sans leur être agréable. Terry interprète à sa façon. Sa mère l'a trouve très sociable, très imaginative mais parfois peu soignée, toujours avec de l'encre sur le bout des doigts qu'elle doit vite nettoyer d'un coup de baguette avant que sa fille n'en étale partout. Son père s'impatiente devant le manque de tenue de sa fille, de plus en plus souvent. Depuis qu'il a repris l'entreprise avec son frère, hérité par Grand-père, il passe sa semaine au travail puis chez Grand-mère. Parfois, il boit un verre juste après chez son frère et ne rentre pas à la maison... La blondinette se sent totalement délaissée par son père, n'est pas au courant que le projet "bébé numéro 2" a été repoussé, que ses deux parents passent par une période difficile.

1979 ◍ Quand elle était plus petite, son père lui racontait souvent des histoires sur Poudlard, ses escaliers magiques et cette forêt si mystérieuse et effrayante. Il lui parlait des maisons et des ancêtres qui leur avait donné leurs noms. Il était de la maison des brillants Serdaigle. Elle avait demandé à sa mère de quelle maison elle avait fait partie mais évidemment, elle n'avait pas fait sa scolarité là-bas. Aujourd'hui, son tour était venue de faire son entrée dans la fameuse école et elle était véritablement excitée à l'idée de voir enfin vraiment à quoi ressemble ce château. Elle conserve la lettre dans son carnet de croquis, précieusement. Son humeur est presque contagieuse, elle fait sourire sa mère. Elle n'écoute qu'à moitié les recommandations de son père, que son oncle finit par interrompre d'un "Doucement, laisse-la un peu vivre son adolescence aussi.". Il peste légèrement mais abandonne le listing, discute finalement avec son neveu. L'après-midi se termine sur une note légère.

Poudlard ressemble partiellement à ce qu'elle s'était imaginée mais mieux encore elle trouve une source d'inspiration entre ces couloirs de pierre. Atterrir à Poufsouffle n'est pas vraiment du goût de ses parents, de son père plus précisément, car ce n'est pas une maison très remarquée ou remarquable. Ils auraient préféré qu'elle soit envoyée comme lui chez les bleus et bronze ou encore comme Jay, chez les Serpentard. Il n'accorde pas vraiment de crédit aux valeurs de la maison des jaunes et noirs. Le premier mois, il aurait pourtant de quoi être fier de ses notes. Terry est une élève sérieuse qui se permet même d'aider quelques camarades non sans une certaine suffisance mais elle se retrouve finalement vite seule à force de vouloir retenir les conseils de son père. Bien trier ses amis, c'est s'aliéner beaucoup de monde. C'est Lexy, une poufsouffle comme elle qui fait l'effort de venir lui parler à nouveau. Elle s'insurge chaque fois que Terry lui parle avec condescendance, elle sont souvent en désaccord mais Lexy revient toujours vers elle. C'est cette née-moldue qui trouve un jour le moyen de lui partager un peu de musique moldue. Le début d'une courte amitié...

1er septembre 1981 ◍ Le rêve qui se brise, le début d'une longue période cauchemardesque à n'en plus finir. Sans son cousin, elle ne sait pas si elle serait encore vivante. En tout cas, son amie n'a pas eu cette chance et le choc de cette violence impitoyable sur les nés-moldus et tout ceux les défendant brisent quelque chose en elle ce jour là. Se reconstruire après ça lui semble impensable et pourtant...

1983 ◍ Le sort ricoche sur le mur et vient s'écraser dans une pile de livre posée sur le bureau, les faisant voler dans la pièce. Le petit bureau est dans un piteux état mais ni l'un ni l'autre n'y prête attention pour le moment. Ils se fixent baguette pointée l'un sur l'autre. Elle s'apprête à lancer un sort mais déjà il la devance "Expelliarmus !". Le duel s'achève instantanément devant le faciès blasé de Jay qui soupire lourdement. "Il serait temps que tu te reprennes Terry... file, je dois bosser !" Cela fait deux ans qu'elle parle peu, qu'elle s'est laissée sombrer en regardant s'écrouler le monde des sorciers. Elle sort sans même chercher à répliquer, elle n'a pas goût à la discussion familiale. Jay lui donne régulièrement quelques leçons car c'est le plus doué en sortilèges. Elle préfère les potions mais actuellement, elle n'a goût à rien. Son père, agacé par son comportement, ne s'échine plus à lui enseigner quoi que ce soit pour le moment. Il laisse ce soin à la patience exemplaire de sa mère et de son oncle mais il s'est promis de lui accorder du temps quand elle aurait envie de faire des progrès. Il faut du temps à Terry et son père ne veut pas en perdre de trop.

Depuis la Purge, Terry se montre discrète, presque effacée. Elle tait ce qu'elle pense depuis qu'elle s'est rendu compte de la force de conviction avec laquelle ses parents se radicalisent auprès des mangemorts. Elle ne les a jamais vu aussi laid qu'ils ne le lui paraissent depuis déjà deux ans. Elle dessine toujours autant pour extérioriser mais ses croquis sont sinistres, sombres, déprimants. En revanche, elle n'écrit plus. Elle n'arrive pas à mettre des mots sur parchemin. Elle se sent emprisonnée dans cette maison mais ne saurait faire autre chose que de subir ces changements, écouter et obéir. Apprendre ici, en famille, à défaut de pouvoir s'illustrer à Poudlard comme les générations précédentes. Chacun sacrifie de son temps pour elle, surtout sa mère qui a pourtant elle aussi repris du travail.

1988 ◍ L'habitude,la routine presque effrayante. S'être habituée au monde qui est le notre, Terry trouve l'idée triste mais pourtant elle s'est résignée. Elle n'est qu'un banal pion dans un immense échiquier, elle n'a pas de rôle important. Elle travaille désormais dans la société de son père, par défaut, incapable de lui dire non. Elle habite encore chez eux, dans la même chambre d'adolescente qu'elle a toujours eu. Le temps s'est arrêté pour elle, elle se contente de survivre à cette vie plutôt que de la vivre. Parfois elle aimerait qu'on l'entraîne quelque part ailleurs, n'importe où mais loin. Elle n'a pas la force de le faire seul. A-t-elle seulement la force de le faire tout court ? Les hommes sont allés boire un verre en cette fin de journée, sa mère travaille de nuit actuellement. Terry profite de ce moment de répit pour sortir une vieille plume, il lui reste encore un peu d'encre pour dessiner. Elle crayonne, se libère presque du poids quotidien, se tâchant les doigts. Les vieilles habitudes ne meurent jamais. Elle a retrouvé le coup de main, depuis qu'elle se voile complètement la face, ferme les yeux sur la misère de la population sorcière. Elle s'interromp quand on sonne à la porte, stressant un peu : elle a pris le réflexe de détester les visites non prévues. Il peut s'agir de n'importe qui, surtout de mauvais nouvelle. Elle ouvre la porte, baguette cachée en dehors de l'entrebaîllement de la porte. Ce visage lui paraît familier mais elle ne saurait dire pourquoi exactement. " Bonjour, vous désirez ? " Un sourire fend le visage de l'homme " T'as toujours la même tête toi ... Ton père ! Il est là ? " Elle est incapable de se souvenir de qui il est, ne se souvient plus s'être autrefois perdue. " Non, il n'est pas encore rentré." Elle se demande si son père s'est attiré des ennuis avec cet homme ou s'il s'agit d'un de ses clients mais dans ce cas, c'est surtout avec son oncle qu'il aurait rendez-vous. " Dans ce cas, je vais attendre qu'il revienne. Je peux entrer ? " Elle a très fortement envie de dire non, de ne pas le laisser franchir le seuil mais elle ne sait pas à qui elle a à faire et ne veut pas envenimer de potentielles relations conflictuelles déjà existantes. Elle s'écarte et ouvre la porte, lui propose de prendre un siège et de lui servir à boire. Elle se demande ce qu'il veut à son père. Est-ce qu'il fait partie de la Main Noire ? L'idée l'angoisse. Le reste ne lui traverse même pas l'esprit pour le moment. " Est-ce que mon père a des ennuis ? "" Pas pour le moment. Il me doit un coup de main. " Elle dépose devant lui un verre rempli.Il en boit une gorgée et s'apprête à en dire plus mais la porte d'entrée s'ouvre et son père fait rapidement irruption dans la pièce. Immédiatement, elle se voit congédier dans sa chambre par son père. Elle se sent froissée mais tire poliment sa révérence. Elle tente d'en apprendre plus en voulant écouter leur discussion discrètement mais son père a déjà lancé un sort pour parer toute curiosité malsaine. Elle ne sait rien de ce qu'à demander cette homme à son père, ni ce que son père lui a répondu. Son père est du genre à se plier à ce qu'on lui demande, elle est sûre qu'il a trouvé un accord mais lequel ? Et à propos de quoi ?

De nos jours... ◍ Toujours le même travail, vivre sous le même toit que ses parents. Les non-dits à chaque repas et les conversations futiles autour d'un avenir qui ne correspond pas à ce qu'elle désire. Taire ses propres envies pour correspondre à une idéologie particulière ou à des valeurs parentales. Cette famille qui paraît unie alors que leurs opinions les séparent. La sorcière a l'impression que rien n'a changé pour elle ces quatre dernières années. Sa vie est la même qu'avant, bien que le fait que l'Ordre du Phénix se remplume ajoute un peu d'espoir par moment. Dans l'esprit de la jeune femme tout semble si redondant, si terne soudainement. Sa vie paraît si calme et monotone qu'elle ne sait pas comment elle peut se trouver dans la situation actuelle. Elle ne se souvient pas avoir prit parti pour qui que ce soit, ni s'être impliquée dans quoi que ce soit. En résumé, elle ne sait pas ce qu'elle fait là, assise, les bras bandés. " Qu'est-ce qui s'est passé mademoiselle Kensinger ? " La question l'a prend au dépourvu, elle fronce les sourcils et ne sait pas quoi répondre. " Je... je n'en sais rien. " Elle ne s'est jamais attirée d'ennuis, toujours de celle qui les contourne, qui les évite. Sinon, il y a belle lurette qu'elle aurait rejoint un groupe. L'ordre sans doute, après son retour. Sauf qu'elle n'a pas le courage des Gryffondor elle. C'était qu'une petite Poufsouffle. La médicomage l'observe attentivement, l'examine de nouveau. Elle lui annonce que les blessures magiques cicatrisent moins bien que les incidents en la fixant avec intérêt mais elle devrait s'en sortir à très bon compte. Elle ajoute qu'il est nécessaire qu'elle soit suivi par un psychomage mais rien ne répond vraiment aux questions de Terry. Elle laisse retomber sa robe sur les bandages. Elle n'a aucun indice. Est-ce que sa famille sait ? Est-ce que sa famille a une part de responsabilité ? Ou bien est-ce quelqu'un d'autre encore ? Elle n'a pas de clé pour comprendre. Juste un message froissé dans sa poche, enchanté de sorte que le papier ressemble à un gribouillis pour les autres, et qui dit " Premier avertissement. "

Cauchemars récurrents la nuit, le mot avertissement toujours bien présent. La menace invisible. Ce tatouage de tête de loup, une baguette qui n'est pas la sienne et des images encore indescriptibles. Deux silhouettes floues, masculines, familières mais impossible de mettre un nom dessus. La vie qui continue, faire semblant... encore. Jusqu'à ce que ce ne soit plus possible. Un jour, le dénouement sans doute, tout se terminera. S'il faut mourir à ce moment là... parce qu'il faut bien mourir un jour ou l'autre de toute façon.
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